Depuis le 1er janvier 2005, les sapeurs-pompiers volontaires disposent d’une Prestation de Fidélisation et de Reconnaissance (PFR), à condition d’avoir accompli au moins 20 ans de services effectifs. Ils touchent une rente annuelle complémentaire qui leur est versée dès qu’ils ont cessé leur activité, à partir de l’âge de 55 ans, et s’ils sont à jour de leur cotisation assurance retraite.
Cette PFR1 (PFR initiale) est arrivée à son terme le 31 décembre 2015 et les SPV qui ont arrêté leur service à compter du 1er janvier 2016 bénéficient, sous certaines conditions, de la Nouvelle Prestation de Fidélisation et de Reconnaissance (NPFR).
Avec le décret du 1er juillet 2019 n° 2019-691, certaines améliorations avaient été apportées à cette NPFR, à savoir :
- la perception de la NPFR pendant 20 ans en cas de cessation d’activité en raison d’une incapacité opérationnelle médicalement reconnue ;
- la réversion de 50 % de la NPFR aux ayants droit en cas de décès du sapeur-pompier volontaire ayant 20 ans de service au minimum, mais n’ayant pas encore atteint l’âge de 55 ans. Cette réversion est répartie entre les enfants du SPV jusqu’à l’année de leur majorité comprise.
Enfin, la loi Matras adoptée le 25 novembre 2021 visant à renforcer l'attractivité et la reconnaissance du volontariat chez les sapeurs-pompiers poursuit les améliorations. Plusieurs mesures en faveur des sapeurs-pompiers volontaires ont été consacrées, à savoir :
- l'accès au logement social,
- l'abaissement de 20 à 15 ans de service pour le bénéfice de la Nouvelle Prestation de Fidélisation et de Reconnaissance parallèlement à sa revalorisation par voie réglementaire,
- la suppression de l'inéligibilité comme maire ou adjoint au maire,
- l'extension des autorisations d'absence,
- ou encore, l'amélioration de la protection sociale en cas d'accident, etc.
La revalorisation de la retraite des pompiers volontaires
Les SPV remplissent exactement les mêmes missions que les SPP. Ils préviennent et évaluent les risques de sécurité civile. Ils préparent des mesures de sauvegarde et organisent des moyens de secours. Ils sont en charge de la protection des personnes, des biens et de l’environnement. Enfin, ils portent secours aux victimes lors de catastrophes comme un accident ou un incendie.
Les SPV ont une place particulièrement importante dans notre système de sécurité civile. Près de 80 % des pompiers sont bénévoles en France*. Dans quelques services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), cette part monte même à 97 %*.
Face à de tels chiffres, il était urgent de revaloriser la retraite des pompiers volontaires. Les nouvelles dispositions issues de la loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la Sécurité Sociale pour 2023 contient justement des mesures en ce sens. L’article 24 en particulier a été pensé pour récompenser et saluer l’engagement citoyen des SPV.
Ainsi, la nouvelle législation prévoit d’accorder aux SPV des trimestres supplémentaires. Ceux-ci devraient être pris en compte pour déterminer le montant de leur pension et la durée d’assurance dans le régime auquel ils sont affiliés. Ces limites et conditions seront fixées par décret (non paru à ce jour).
Cet avantage est cumulable avec la NPFR (Nouvelle Prestation de Fidélisation et de Reconnaissance). Il faut toutefois pouvoir justifier de dix ans de service en tant que SPV. Il importe peu que ces années soient continues ou non. En définitive, ces deux prestations permettent d’améliorer la retraite des pompiers volontaires.
Le texte susmentionné ne fait cependant pas référence au nombre de trimestres majorés. Il revient donc au Conseil d’État de se prononcer afin de fixer les limites de cet avantage. Le décret devra également déterminer la caisse en charge du paiement des sommes dues.