Qu’il s’agisse de la fonction publique d’Etat, territoriale ou hospitalière, les périodes d’arrêt maladie sont en principe prises en compte pour les droits à la retraite.
Congé de maladie ordinaire (CMO)
Le congé maladie ordinaire (CMO peut être accordé pour une durée maximale d'un an sur une période de 12 mois consécutifs. Le fonctionnaire perçoit son traitement intégral pendant trois mois (90 jours), puis un demi-traitement durant neuf mois (270 jours).
Cette interruption d'activité est prise en compte pour la retraite et sera sans impact sur le montant de la pension.
Congé de longue maladie (CLM)
Le congé de longue maladie (CLM) est accordé lorsque l'état de santé présente un caractère invalidant et nécessite un traitement prolongé. La demande de CLM s'effectue auprès de l'administration qui saisit le conseil médical pour avis.
La durée maximale du CLM est de trois ans, durant lesquels vous conservez vos droits à la retraite.
Durant la 1ère année de CLM vous percevez votre traitement indiciaire intégralement. Il est ensuite réduit de 50% pour les deux années suivantes.
Congé de longue durée (CLD)
Le congé de longue durée concerne certaines pathologies spécifiques, notamment :
- cancer ;
- déficit immunitaire grave et acquis ;
- maladie mentale ;
- tuberculose ;
- poliomyélite.
Le placement en CLD intervient généralement à la fin de la première année de congé de longue maladie. Le CLD ne peut excéder une période maximale de cinq ans.
Le traitement est versé en totalité pendant trois ans, puis réduit de 50 % pendant les deux dernières années. Ce type de congé n'a pas d'impact sur les droits à la retraite.
Congé pour invalidité temporaire imputable au service (Citis) du fonctionnaire
En cas d'accident de travail ou de trajet entre sa résidence et son lieu de travail ou de maladie professionnelle qui place le fonctionnaire dans l'incapacité d'exercer ses fonctions, ce dernier est placé en Congé pour invalidité temporaire imputable au service (Citis).
Le médecin établit un certificat qui doit être envoyé dans les 15 jours suivant la date de l'accident. Un formulaire doit être rempli pour déclarer l'accident ou la maladie professionnelle auprès de l'employeur public (administration). Le Citis est accordé jusqu'à la guérison, consolidation ou mise en retraite. Le temps passé en Citis est comptabilisé pour la retraite.
La retraite anticipée pour invalidité dans la fonction publique
Qui peut bénéficier d’une retraite anticipée pour invalidité dans la fonction publique ?
Un fonctionnaire titulaire de la fonction publique d’Etat, de la fonction publique territoriale ou de la fonction publique hospitalière peut bénéficier d'une retraite anticipée pour invalidité s’il est médicalement reconnu, de manière définitive et absolue, inapte à exercer ses fonctions, à la suite d’un accident ou d’une maladie.
Cette retraite peut être accordée quel que soit l’âge de l’agent, sans condition de durée minimale de service sous réserve de remplir les conditions requises.
Les conditions diffèrent selon que l’invalidité soit imputable au service ou non imputable au service(2).
Dans le cas d’une invalidité non imputable que service, les cinq conditions à remplir sont les suivantes :
- Etre fonctionnaire titulaire de l'État, fonctionnaire titulaire territorial ou hospitalier affilié à la CNRACL
- Etre dans l'incapacité complète et définitive de continuer vos fonctions en raison d'une invalidité sans lien avec le service
- Ne pas avoir pu être reclassé dans un autre corps ou cadre d'emplois compatible avec son état de santé
- Les blessures ou la maladie ont été contractées ou aggravées pendant une période ouvrant droit à une pension de retraite (période d’activité ou de détachement), de congé parental et/ou de disponibilité pour élever un enfant
- Ne pas avoir atteint la limite d'âge.
Dans le cas d’une invalidité imputable au service, vous devez vous trouver dans une des situations suivantes :
- Vous êtes fonctionnaire titulaire de l'État ou fonctionnaire titulaire territorial ou hospitalier affilié à la CNRACL
- Vous êtes dans l'incapacité complète et définitive de continuer vos fonctions en raison d'infirmités résultant de blessures ou de maladie contractées ou aggravées en service
- Vous n’avez pas pu être reclassé dans un autre corps ou cadre d'emplois
- Vous n'avez pas atteint la limite d'âge
Dans ce cas, la condition tenant à la survenance de l’incapacité pendant une période ouvrant droit à pension n’est pas exigée.
Quel est le montant de la pension de retraite pour invalidité d'un fonctionnaire ?
La pension de retraite pour invalidité d’un fonctionnaire est calculée dans les mêmes conditions que celle d’un fonctionnaire apte : elle repose sur la base du dernier traitement indiciaire brut détenu depuis au moins 6 mois avant la retraite (cette condition ne pouvant pas être exigée en cas d'invalidité imputable au service).
Toutefois, contrairement à la retraite classique, aucune décote n'est appliquée, même si la durée d'assurance n'est pas atteinte.
A noter que si le taux d’invalidité du fonctionnaire est au moins égal à 60 %, le montant de la pension de retraite ne peut pas être inférieur à 50 % du dernier traitement indiciaire brut utilisé pour le calcul.