La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, promulguée le 30 décembre 2025, prévoyait, dans son article 45, deux mesures d’amélioration des droits à la retraite des mères de famille. Deux décrets du 29 juillet 2026, publiés au Journal officiel le 31 juillet, modifient ainsi les règles de calcul des pensions et facilitent les départs anticipés pour carrière longue.
Pour le gouvernement, l’objectif est d’œuvrer « en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes », notamment au moment de la retraite. En effet, les écarts en la matière sont toujours significatifs.
Selon un rapport de la Direction de la recherche et des études statistiques (Dress)(1), publié en 2025, les pensions de retraite de droits directs des femmes restent ainsi inférieures de 28 % à celles des hommes (26 % si l’on prend en compte les pensions de réversion perçues en qualité de conjoint survivant).
Cet écart, qui tend tout de même à se réduire (les pensions de droits directs des femmes étaient inférieures de 50 % à celles hommes en 2003), résulte de trois phénomènes :
- l’inégalité salariale entre les femmes et les hommes (un écart d’un peu plus de 14% entre les femmes et les hommes du secteur privé (à temps plein),
- le recours plus massif au temps partiel chez les femmes,
- et les carrières davantage « hachées » chez les femmes à cause des périodes de maternité.
Or, « le législateur a récemment fixé dans la loi un objectif de suppression des inégalités entre les sexes des montants de pensions liquidées à compter de 2050, avec une étape intermédiaire de résorption de moitié à horizon 2037 », rappelle l’exposé des motifs dudit article. Par ces mesures, le gouvernement souhaite donc « améliorer le niveau de pension des femmes », et « renforcer la cohérence des droits familiaux accordés aux mères retraitées ».
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