Contrat d’assurance vie multisupport : avantages et fonctionnement

Mise à jour le 09/02/2026

6 min

Contrat d’assurance vie multisupport : avantages et fonctionnement

Vous préparez votre retraite et cherchez un contrat d’épargne combinant rendement et diversification ? Le contrat d’assurance vie multisupport propose des supports d'investissement en fonds en euros et en unités de compte (UC). Cette solution flexible peut devenir un levier essentiel pour structurer votre stratégie patrimoniale à long terme.

Qu'est-ce qu'une assurance vie multisupport ?

Le contrat d'assurance vie multisupport est un produit d'épargne qui vous permet d'investir sur plusieurs types de supports financiers : les supports en fonds en euros et les unités de compte.

Cette double approche vous offre une grande liberté pour moduler votre stratégie d'investissement selon vos objectifs de rendement et votre appétence au risque.

Il se distingue du contrat d'assurance vie monosupport qui se limite à un seul type de placement.

À qui s’adresse ce type de contrat ?

L’assurance vie multisupport convient :

  • aux épargnants dynamiques souhaitant booster leur rendement,
  • aux investisseurs prudents qui veulent sécuriser une partie de leur capital,
  • à ceux qui recherchent une solution d’épargne évolutive, capable de s’adapter à leurs projets et à leur profil.

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Comment fonctionne un contrat d'assurance vie multisupport ?

Le mécanisme d'un contrat d'assurance vie multisupport s'articule autour de plusieurs principes clés qui déterminent la façon dont votre épargne fructifie.

Répartition entre fonds en euros et unités de compte

Deux supports d'investissement s'offrent à vous dans un contrat d'assurance vie multisupport : 

  • Le fonds en euros sécurise votre capital en vous garantissant des rendements certes modestes, mais réguliers. 
  • Les unités de compte (UC), quant à elles, vous exposent aux fluctuations à la hausse ou à la baisse des marchés financiers (actions, obligations, immobilier) en échange d'un potentiel de performance plus élevé, sans aucune garantie sur le capital investi. A noter : l’assureur s’engage sur le nombre des unités de compte, mais pas sur leur valeur.

Il existe différents profils d'épargnant selon votre appétence pour le risque :

  • Profil prudent : environ 80% en fonds euros et 20% en unités de compte
  • Profil équilibré : répartition à parts égales
  • Profil dynamique : jusqu'à 80% en unités de compte et 20% en fonds euros

Modes de gestion disponibles

Il existe quatre modes de gestion qui vous permettent de piloter votre contrat selon votre niveau d'expertise :

  • Gestion libre : vous prenez toutes les décisions d'investissement. Cette solution est adaptée aux investisseurs aguerris.
  • Gestion sous mandat : la gestion est concédée à l’assureur ou une société de gestion qui s’occupe de tout et qui effectue les arbitrages entre les différents supports d’investissement pour votre compte en respectant vos objectifs patrimoniaux.
  • Gestion pilotée : des mécanismes automatisés sécurisent vos plus-values ou rééquilibrent votre portefeuille.
  • Gestion profilée : l'assureur applique une stratégie prédéfinie correspondant à votre profil (prudent, équilibré, dynamique).

Quels sont les avantages et les inconvénients de l'assurance vie multisupport ?

Souplesse de gestion et arbitrages

L’assurance vie multisupport propose une flexibilité unique en combinant fonds en euros sécurisés et unités de compte dynamiques. Elle permet d’ajuster votre profil d’investissement selon l’évolution de vos objectifs financiers et votre horizon de placement, avec une fiscalité avantageuse après 8 ans.

Fiscalité avantageuse après 8 ans

Passé le cap des huit années de détention, votre contrat bénéficie d'une fiscalité privilégiée. Vous profitez d'un abattement annuel de 4 600 € (1) pour une personne seule (9 200 € pour un couple) sur l'imposition des gains lors des rachats (= retraits). Au-delà de cet abattement, pour les primes versées à compter du 27/09/2017, les intérêts sont imposés à 24,7 % (dont 7,5 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux) pour des versements inférieurs à 150 000 €.

Point intéressant : certaines situations exceptionnelles comme le licenciement ou l'invalidité permettent des rachats exonérés d'impôt sur le revenu, bien que les prélèvements sociaux demeurent dus.

Transmission du capital hors succession

L'assurance vie se révèle un outil de transmission patrimoniale particulièrement efficace. Le capital transmis échappe aux règles successorales classiques et n'est pas soumis aux droits de succession dans certaines limites.

Pour les versements effectués avant 70 ans, chaque bénéficiaire peut recevoir jusqu'à 152 500 € en exonération totale de droits. Au-delà, les sommes sont taxées à 20 % jusqu'à 700 000 € puis à 31,25 %. Votre conjoint ou partenaire de PACS bénéficie quant à lui d'une exonération totale, quel que soit le montant transmis.

Les limites et points de vigilance

  • Risque de perte de capital sur les unités de compte liées aux fluctuations des marchés financiers.
  • Difficulté du suivi pour les supports diversifiés en gestion libre.
  • Frais de gestion supplémentaires pour la gestion déléguée.
  • Rendement potentiellement inférieur au livret A en période de faible marché.
  • Exigence de connaissance financière de l’assuré pour optimiser les arbitrages en gestion libre.
  • Valeur variable des unités de compte selon les marchés financiers.

Positionnement par rapport aux autres placements

L’assurance vie multisupport se distingue du livret A par son potentiel de rendement supérieur, malgré l’absence de garantie sur les unités de compte. Elle offre plus de liquidité que le PER, mais moins d’avantages fiscaux à l’entrée. Comparée à l’immobilier direct, elle simplifie l’investissement via des SCPI ou OPCI sans gestion locative. Comparez avec le PER pour identifier les avantages en termes de flexibilité et de transmission.

Un placement modulable au service de vos projets patrimoniaux

L'assurance vie multisupport s'impose comme une solution d'épargne particulièrement adaptée à la diversité des profils d'investisseurs. Sa capacité à combiner sécurité du fonds en euros et potentiel de performance des unités de compte en fait un instrument financier polyvalent pour construire votre patrimoine.

Cette formule d'épargne répond à un besoin essentiel : disposer d'un placement évolutif qui s'adapte à vos objectifs changeants. Que vous souhaitiez sécuriser votre capital, dynamiser vos rendements ou préparer la transmission de votre patrimoine, le contrat multisupport vous offre les leviers nécessaires pour ajuster votre stratégie.

Les avantages fiscaux constituent un autre atout décisif, particulièrement après huit années de détention. Cette fiscalité privilégiée, associée aux possibilités de transmission hors succession, positionne l'assurance vie multisupport comme un outil patrimonial de référence.

Point de vigilance

la réussite de votre placement dépendra largement du choix de votre contrat. Prenez le temps de comparer les performances des fonds en euros, la diversité des supports proposés et la structure des frais appliqués. Ces éléments détermineront directement la rentabilité de votre épargne sur le long terme.

Questions fréquentes

Retrouvez ci-dessous les réponses aux questions que vous pouvez vous poser.

Il existe deux formules différentes : le contrat monosupport concentre l'épargne sur un seul fonds en euros, garantissant le capital, mais limitant les perspectives de rendement. À l'inverse, la version multisupport associe un fonds en euros à des unités de compte investies sur différentes zones géographiques via des OPCVM (SICAV, FCP), des ETF, des actions en direct, des SCPI immobilières, du capital-investissement ou encore des fonds d'infrastructure.

Les assurances vie multisupport impliquent divers frais, notamment des frais sur versements, des frais annuels de gestion, et des frais d'arbitrage entre supports. Des frais indirects liés à la gestion des fonds (SICAV, FCP) peuvent également impacter la performance globale.

Bien que la majorité des contrats n'appliquent pas de frais de retrait, des coûts peuvent survenir en cas de sortie en rente. Des frais de garantie optionnelle peuvent aussi s'ajouter pour des options comme la gestion pilotée ou la sécurisation des plus-values.

Le principal risque est la perte en capital sur les unités de compte (UC), qui fluctuent selon les marchés financiers, contrairement aux fonds en euros garantis. Il est crucial de comprendre ce risque avant d'investir. Des frais de gestion généralement plus élevés sur les UC que sur les fonds euros peuvent réduire le rendement net. La complexité des contrats peut aussi être un obstacle pour les épargnants novices.

Certains contrats imposent un pourcentage minimum d'investissement en UC, augmentant le risque global. Une mauvaise performance des fonds en euros peut limiter la croissance du capital. Assurez-vous d'une large gamme d'UC pour diversifier et réduire les risques.

Il est possible de faire des rachats (retraits) sur son contrat d’assurance vie avant la fin du contrat via un rachat partiel (récupérer une partie de l’épargne) ou un rachat total (clôture du contrat). Pour effectuer un rachat, adressez votre demande à votre assureur, qui doit verser les fonds dans un délai de 2 mois maximum.

La fiscalité des retraits varie selon l'âge du contrat : avant 8 ans, elle est plus élevée, tandis qu'après 8 ans, un abattement annuel s'applique (cf paragraphe plus avant). Et des cas d'exonération fiscale existent, notamment en cas de licenciement ou d'invalidité.

Source :

(1) Economie.gouv.fr

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