Prenons l'exemple d'un adjudant de la gendarmerie qui prend sa retraite en 2026, après 27 années de service. Son dernier traitement indiciaire brut mensuel est de 2 400 €. A cela s'ajoute l'indemnité de sujétion spéciale de police (ISSP), correspondant à 28,5 % de la solde de base brute, soit 684 euros.
Exemple 1 : carrière sans bonification
Ce gendarme aura acquis 108 trimestres (27 x 4), au lieu des 169 requis pour une retraite à taux plein.
Le montant de sa pension de retraite de base s'élèvera donc à :
(2400+684) x (108/169) x 75% = 1 478 euros environ
Exemple 2 : carrière avec bonification du cinquième
Les 27 années de service effectif de cet adjudant lui permettent de bénéficier de la bonification du cinquième. 5 années supplémentaires lui sont donc accordées et lui permettent de valider 128 trimestres (27+5)x4.
Le montant de sa pension de retraite de base s'élèvera donc à :
(2400+684) x (128/169) x 75% = 1 751 euros environ
Exemple 3 : carrière classique avec des missions extérieures
Ce gendarme ayant accompli plusieurs missions à l'étranger (Opex) et de renforts temporaires, il bénéfice des bonifications correspondantes. A ces 27 années de service effectif s'ajoutent 5 années de bonification du cinquième et 3 années de bonification liés à ces missions extérieures, soit 35 années et, donc, 140 trimestres validés.
Le montant de sa pension de retraite de base s'élèvera donc à :
(2400+684) x (140/169) x 75% = 1 916 euros environ
Exemple 4 : carrière avec le taux maximum atteint
L'adjudant de gendarmerie a, non seulement effectué de nombreuses opérations extérieures, mais aussi des missions de renfort et séjours en outre-mer. Ce qui lui permet, grâce aux différentes bonifications, d'atteindre la durée d'assurance requise de 169 trimestres.
Le montant de sa pension de retraite de base s'élèvera donc à :
(2400+684) x 75% = 2 313 euros
Dans tous ces exemples, la retraite additionnelle n'est pas prise en compte. Celle-ci vient en effet compléter la pension de retraite de base des gendarmes.