Dans le cadre de l’accord sur le pilotage de l’Agirc-Arrco pour la période 2023/2026 passé entre les différentes organisations syndicales et patronales, vous ne serez plus concerné par le malus appliqué sur le montant de votre pension Agirc-Arrco, si vous prenez votre retraite à partir du 1ᵉʳ décembre 2023.
Si vous êtes déjà à la retraite et que vous avez un malus Agirc Arrco encore en mars 2024, vous en serez exempté dès le 1ᵉʳ avril 2024.
La suppression de ce malus Agirc Arrco permettra à tous les retraités du secteur privé à partir d'avril 2024 de ne plus subir cette décote temporaire et de percevoir la totalité du montant de leurs pensions de retraites de base et complémentaire.
Bonne nouvelle, vous n'aurez donc plus à vous soucier de l'intérêt de décaler votre date de départ à la retraite !
Comment fonctionnait le malus (ou coefficient de solidarité) sur la retraite complémentaire Agirc Arrco ?
Lorsqu’un futur retraité remplissait les conditions pour bénéficier du taux plein au régime de base et souhaitait demander sa retraite complémentaire à cette date, une minoration temporaire de 10 % s’appliquait sur le montant de sa retraite complémentaire pendant trois ans ou jusqu’à l’âge d’annulation de la décote, soit jusqu’à 67 ans maximum.
Toutefois, il y avait quelques exceptions à cette règle de minoration, pour les retraités les plus modestes, les retraités handicapés et pour les aidants familiaux, notamment.
Selon la répartition des nouveaux retraités de l’Agirc-Arrco en 2021(1), les hommes semblaient être plus touchés par ce dispositif de malus puisque 29 % de femmes, contre 24 % pour les hommes, sont dispensés de ce dispositif en raison de situations spécifiques.
Par ailleurs, aucune minoration, ni aucune bonification d'ailleurs, ne s’appliquait si la demande de retraite complémentaire Agirc-Arrco intervenait un an après la date minimum de départ à la retraite à taux plein au régime de base.
Quelles situations étaient exclues du système de minoration temporaire de la retraite complémentaire ?
Certaines situations permettaient d’échapper au coefficient de solidarité de la retraite Agirc-Arrco. Ainsi, aucune minoration temporaire de la retraite complémentaire n'était appliquée dans les cas suivants :
- les salariés demandant la liquidation de leurs droits à 67 ans (âge du taux plein automatique).
- les travailleurs handicapés (taux d’incapacité d’au moins 50 %) ;
- les retraités au titre de l’inaptitude ;
- les retraités avec incapacité permanente partielle de 20 % ou plus (accident du travail ou maladie professionnelle).
- les retraités ayant élevé un enfant handicapé ;
- les retraités au titre du dispositif amiante ;
- les bénéficiaires de la retraite des aidants familiaux ;
- les retraités exonérés de CSG ;
- les retraités en retraite progressive pendant la durée de la retraite progressive.
- les anciens déportés ou internés et anciens prisonniers de guerre ou combattants
Les retraités exonérés de CSG du fait de leurs faibles ressources étaient exclus de cette minoration temporaire et ceux soumis au taux réduit de CSG de 3,8 %, s’étaient vu appliquer une minoration de 5 % au lieu de 10 % habituellement.