L’épargne constituée sur un contrat d’assurance-vie est uniquement soumise à imposition en cas de retrait ou de clôture de celui-ci. La somme du rachat (qu’il soit partiel ou total) est alors composée d’une part du capital versé et de l’autre des gains ou produits générés par celui-ci.
Seule la part correspondant aux gains est soumise à l’imposition sur le revenu.
La fiscalité des gains soumis à imposition varie notamment en fonction de :
- La date de souscription du contrat*,
- La date de versement des primes (avant ou après le 27/09/2017)
- La durée de détention du contrat (inférieure ou supérieure à 8 ans).
Rachat partiel sur un contrat d’assurance-vie : plus avantageux après 8 ans
La fiscalité appliquée sur les produits ou gains d’un contrat d’assurance vie lors d’un rachat partiel, diminue fortement après 8 années de détention. Il vaut mieux donc attendre ce laps de temps avant de penser à débloquer tout ou une partie de son argent.
De plus, les détenteurs d’un contrat d’assurance-vie de plus de 8 ans peuvent également bénéficier d’un abattement fiscal non négligeable.
Quelle option fiscale choisir pour son rachat : Impôt sur le Revenu (IR), Prélèvement Libératoire Forfaitaire (PLF) ou Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) ?
Depuis le 1er janvier 2018, la fiscalité des contrats d’assurance-vie a changé et le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) a été mis en place, incluant à la fois prélèvements sociaux et impôt sur le revenu.
L’objectif est de simplifier et d’alléger la fiscalité de l’épargne, le taux global du PFU est de 30 % se décomposant comme suit :
- un taux forfaitaire d’impôt sur le revenu (IR) de 12,8 %,
- des prélèvements sociaux au taux global de 17,2 %.
La fiscalité des produits varie en fonction de la date de versement des primes, du montant des primes versées (plus ou moins de 150 000€ pour les versements postérieurs au 27/09/2017) et de l’ancienneté du contrat (inférieur ou supérieur à 8 ans).
Pour les primes versées avant le 27 septembre 2017, le souscripteur peut choisir ente le Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL) et l’Impôt sur le Revenu (IR).