Rupture conventionnelle
Une rupture conventionnelle est le résultat d’un accord entre le salarié et son employeur. Un entretien préalable à la rupture est obligatoire, l’employé peut se faire assister par un membre du personnel ou un délégué syndical. Une fois d’accord, les deux parties signent une convention de rupture conventionnelle.
Il existe également une procédure de rupture conventionnelle collective à l’initiative de l’employeur, relative au départ volontaire de plusieurs salariés au sein de l’entreprise. Elle fait toujours suite à un accord d’entreprise et à l’initiative de l’employeur. Les salariés qui le souhaitent peuvent alors demander de bénéficier de cette fin de contrat de travail à l’amiable.
Après une rupture conventionnelle, le salarié peut bénéficier des allocations chômage et l’indemnité n'est pas imposable dans les mêmes proportions que celle obtenue à la suite d’un licenciement. En revanche, si la rupture conventionnelle intervient dans le cadre d’un accord d’entreprise, l’indemnité perçue est exonérée dans sa totalité des cotisations de Sécurité sociale, de la CSG et de la CRDS.
Licenciement pour motif personnel
Contrairement à la rupture conventionnelle, le licenciement pour motif personnel a besoin d'être justifié par l'employeur. Le motif de licenciement doit reposer sur une cause réelle et sérieuse, sinon le salarié est en droit de contester son licenciement en saisissant le Conseil des Prud'hommes.
Les conséquences du licenciement varieront en fonction de la qualification retenue par l'employeur. Il y a 3 cas de licenciements pour motif personnel d'un salarié :
- Le licenciement pour faute simple : le salarié licencié pour ce motif a droit à l'indemnité de licenciement, l'indemnité compensatrice de préavis ainsi qu'à l'indemnité de congés payés.
- Le licenciement pour faute grave et pour faute lourde : le salarié licencié pour ces deux motifs pourra seulement bénéficier de l'indemnité compensatrice des congés payés, s'il en remplit les conditions.
Pour ces trois cas, le salarié licencié peut, s'il remplit les conditions requises, bénéficier de l'Aide au Retour à l'Emploi (ARE), plus connue sous le nom d'allocation chômage. Toute période de chômage indemnisée vous permet d'assurer la continuité de votre durée d'assurance retraite.
Licenciement économique
Cette fin de contrat de travail à durée indéterminée est à l’initiative de l’employeur. Les différentes étapes de cette procédure varient selon le nombre de salariés. Comme pour une rupture conventionnelle, le droit aux allocations chômage est ouvert.
À la différence d'un rupture conventionnelle, il peut être proposé au salarié licencié pour motif économique de signer un Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP), avec son employeur. C'est un dispositif qui a pour objectif de favoriser la reconversion du salarié. Avec le CSP, le salarié licencié bénéficie d'un accompagnement individualisé et d'une indemnité spécifique pendant 12 mois, appelée Allocation de Sécurisation Professionnelle (ASP). Cette allocation est plus élevée que l'Aide au Retour à l'Emploi (ARE) pour les salariés licenciés ayant une ancienneté supérieure à un an dans l'entreprise. Pour ceux qui auraient moins d'un an d'ancienneté, le montant de l'Allocation de Sécurisation Professionnelle ne pourra pas être inférieure à l'allocation chômage.
Autre avantage, si à la fin des 12 mois d'adhésion au Contrat de Sécurisation Professionnelle, le salarié ne retrouve pas d'emploi, il pourra ouvrir ses droits à l'allocation chômage. Dans ce cas-là, le début de l'indemnisation aura lieu sans délai de carence.
Enfin, en cas de licenciement économique et dans le cadre d'un Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE), l'entreprise peut mettre en place le dispositif de préretraite d'entreprise. Encadrée par une convention collective ou un accord collectif avec la Direction Départementale du Travail, de l'Emploi et de la Formation (DDTEPDF), elle permet à ses salariés seniors d'arrêter de travailler avant l'âge légal de départ à la retraite.