Une fois la souscription effectuée, les règles de fonctionnement du contrat d’assurance-vie pour un enfant sont, pour la plupart, similaires à celles de n’importe quel contrat de ce type. A quelques différences près.
Peut-on verser de l’argent régulièrement sur un contrat d’assurance-vie pour enfant ?
Il est possible d’effectuer des versements libres ponctuels et/ou réguliers sur un contrat d’assurance-vie pour un enfant. Des versements réguliers permettent de constituer un capital progressivement.
Existe-t-il un plafond de versement ?
Il n’existe pas de plafond de versement sur un contrat d’assurance-vie. En revanche, si un versement important est effectué au profit d’un enfant, les règles relatives à la donation peuvent s’appliquer.
Sur quels supports investir l’épargne de l’enfant ?
Selon le contrat, l’épargne peut être investie sur :
- Des fonds en euros qui bénéficient d'une garantie en capital brut de frais.
- Des unités de compte, qui permettent d’investir sur différents supports, avec dont un potentiel de performance plus important, mais qui présentent un risque de perte en capital(1) puisqu'ils sont sujets à des fluctuations et soumis aux évolutions des marchés financiers.
Ces supports peuvent être combinés. Leur sélection et leur répartition doivent être adaptées à la situation du mineur, à l’objectif poursuivi, à l’horizon de placement et au niveau de risque susceptible d’être supporté, dans le respect de l’obligation de conseil applicable.
Comment rédiger la clause bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie pour un enfant mineur ?
Sur un contrat d'assurance-vie ouvert au nom d'un enfant mineur non émancipé, la clause bénéficiaire peut exclusivement être "aux héritiers de l'assuré", sans possibilité pour ses représentant légaux de la modifier.
Qui gère le contrat d’assurance-vie durant la minorité de l’enfant ?
Tant que l’enfant est mineur, ses représentants légaux sont les gestionnaires de son contrat d’assurance-vie et doivent prendre des décisions dans son intérêt. A ses 18 ans, l’enfant gèrera son contrat de manière autonome (ou à 16 ans, en cas d'émancipation).
Peut-on retirer l’argent d’un contrat d’assurance-vie avant les 18 ans de l’enfant ?
Il est possible d’effectuer un retrait (rachat) partiel ou total d’un contrat d’assurance-vie ouvert au nom de son enfant avant ses 18 ans à trois conditions :
- La signature des deux parents (ou représentants légaux) qui ont ouvert le contrat est obligatoire
- Le retrait doit être effectué dans l’intérêt de l’enfant (études, séjour à l’étranger…)
- Le montant du rachat doit être versé sur un compte au nom du mineur.
Que devient le contrat d’assurance-vie de l’enfant à ses 18 ans ?
A 18 ans, l’enfant devenu majeur prend la pleine responsabilité de son contrat d’assurance-vie. Il devient autonome dans sa gestion et peut effectuer l’ensemble des opérations prévues au contrat (versements, rachats, arbitrages…).
En tant que parents, vous n’avez donc plus automatiquement accès aux informations et ne pouvez pas décider à sa place. C’est à lui qu’appartient l’épargne que vous lui avez constituée. Il peut donc être nécessaire, en amont, d’informer l'enfant sur les possibilités qui s’offrent à lui (rachats partiels, fiscalité, sortie en rente et/ou en capital…) en prenant, par exemple, rendez-vous avec un conseiller.
Peut-on empêcher un enfant de dépenser son épargne à 18 ans ?
Un grand-parent qui effectue une donation à son petit-enfant mineur pour alimenter un contrat d'assurance-vie au nom de ce dernier peut, s’il le souhaite, ajouter un pacte adjoint avec une clause d’inaliénabilité temporaire. Cela signifie que le donateur fixe un âge avant lequel l’enfant même majeur ne pourra pas disposer de l’argent comme il le souhaite. Cet âge ne peut, en revanche, pas aller au-delà de 25 ans.